Sabrina Biancuzzi à La Ralentie

C’est à un deuxième rendez-vous et à un dialogue pictural que la Galerie La Ralentie convie Sabrina Biancuzzi et Franck Landron. Tous deux auteurs photographes, ils ont déjà connu en 2012 les cimaises de la galerie, chacun pour une exposition monographique : « Limbes » pour Sabrina Biancuzzi, « Tree » pour Franck Landron. Et l’évidence d’une rencontre s’est imposée, autour d’une thématique commune, dans une technique qui combine, pour les deux artistes, photographie et technique mixte et rend chaque pièce unique.

Les arbres et les fleurs sont souvent présents dans le travail de Sabrina. Ces éléments végétaux lui permettent de créer un univers onirique, parfois mélancolique, parfois inquiétant, tout en développant son goût pour l’intervention physique sur l’argentique. Chaque image est une vision transcendée, comme un souvenir sur le point de s’effacer. Le caractère unique de chaque pièce participe à la fragilité de l’oeuvre, exprimant notre rapport à la nature. Arbres, buissons et fleurs nimbent ses rêves, révèlent les mouvements d’un inconscient, ses peurs et ses élans.

C’est ce voyage végétal que Sabrina nous offre en revisitant plusieurs de ses séries.

Dans « Le crissement du temps », les végétaux murmurent à nos oreilles des souvenirs enfouis qui renaissent peu à peu, malgré eux. Ce sont leurs frémissements qui réveillent, font lentement ouvrir les yeux.

« She » est un carnet d’images collectionnées à la manière d’un herbier. Il est l’occasion pour l’artiste de rendre chaque photographie particulière. Le végétal y tient aussi une part importante, soulignant le cycle de la vie et ses saisons. Sa fragilité. C’est cette série qu’Alain Bisotti et moi avions eu le plaisir de présenter à La Belle Juliette , il y a tout juste un an.

Une fragilité dont témoigne aussi les fleurs saisies dans la série « L’Instant P. », réalisée au Polaroid.

Cette exposition est aussi l’occasion pour Sabrina Biancuzzi de dévoiler le début d’un travail inédit.

Série 19-XIX © Sabrina Biancuzzi  agence révélateur (1)

« 19 : XIX » nous entraîne dans un univers parisien où les ombres végétales semblent être les gardiens d’une porte entrouverte sur une autre temporalité, le commencement d’une autre histoire. Au milieu des ramures d’un parc régulièrement visité, Sabrina Biancuzzi dessine peu à peu la cartographie d’une mémoire mouvante, en même temps qu’elle ébauche les souvenirs d’un futur à définir. Elle est le témoin d’un univers suspendu.

VEGETAL

Du 15 novembre au 21 décembre

Galerie La Ralentie

22/24 rue de la Fontaine –au-Roi – 75011 Paris – 01 53 27 98 39

Du mardi au samedi de 14 à 19 h – Entrée libre

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