Quand Charcot gagnait le sud

Tel est le titre d’une exposition de photographies qui sera présentée à la Maison de l’Amérique latine en septembre prochain à l’occasion du 80e anniversaire de la disparition du commandant Charcot dans le naufrage du Pourquoi-Pas ? le 16 septembre 1936.

Pour la Maison de l’Amérique latine, accueillir cette exposition est naturel. En effet, on le sait peu, la famille Charcot a habité les lieux à la fin du XIXe siècle. De plus, pour atteindre le grand sud antarctique, Jean-Baptiste Charcot et son équipage, ont descendu les côtes sud-américaines, faisant notamment escale à Buenos-Aires.

Jean-Baptiste Charcot est une figure emblématique de l’exploration polaire. Chef de deux expéditions en Antarctique, douze en Arctique, il a repris le flambeau de Dumont d’Urville pour le passer ensuite à Paul-Émile Victor, Jean Malaurie et Jean-Louis Etienne.

Dans le cadre de ses activités, l’Observatoire Photographique des Pôles a engagé un minutieux inventaire des fonds photographiques liés aux expéditions Charcot dans le but de valoriser ce patrimoine auprès du grand public à travers des expositions. C’est à moi qu’est revenu ce vaste projet et Quand Charcot gagnait le sud est le premier résultat de ce travail. Je dis premier parce que cette exposition ne concerne que l’Antarctique et les expéditions à bord du Français entre 1903 et 1905 puis du Pourquoi-Pas ? entre 1908 et 1910. Nous préparons d’autres expositions dans d’autres lieux en y ajoutant l’Arctique.

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Le Pourquoi-Pas ? 14 juillet 1909 © Louis Gain/MNHN/courtesy MIMDI

La cinquantaine de photographies de provenances différentes pour la première fois réunies va permettre aux visiteurs de découvrir la vie de ces aventuriers, marins ou scientifiques, qui ont affronté avec courage et passion les pires conditions climatiques, souvent au péril de leur vie.

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Le Français bloqué dans la banquise autour de l’île de Wandel où il a hiverné

© Paul Pléneau /MEB, Université de Bordeaux

 

Les auteurs de ces images n’étaient pas seulement photographes : Paul Pléneau était ingénieur, Louis Gain zoologue et botaniste, Ernest Gourdon géologue et glaciologue ; seul Albert Senouque, magnétiseur avait le statut de photographe officiel du  Pourquoi-Pas ?. Cette exposition est un hommage à leur persévérance ; photographier sous ces latitudes, maintenir en état un matériel lourd et fragile, préparer, développer puis ramener saines et sauves les plaques de verre jusqu’en France constituait un véritable exploit.

Une série de films courts, produits grâce au soutien de Météo-France, présentera des instruments météorologiques de l’époque, dont un actinomètre destiné à mesurer l’activité du soleil. D’autres feront revivre les cartes postales envoyées à sa famille par un jeune élève de la marine marchande ou l’un des albums originaux de la famille d’Ernest Gourdon.

Enfin des documents d’époque inédits seront prêtés par les Archives du Rhône et le Yacht-Club de France.

Je vous donne donc rendez-vous à la maison de l’Amérique latine à partir

du 1er septembre !

 

Du 1er septembre au 1er octobre

Maison de l’Amérique latine – Salle Asturias

217 boulevard Saint-Germain – 75007 Paris

Du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 14h à 18h

Fermé dimanches et jours fériés

Entrée libre

 

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