L’optimisme contagieux d’Harold Feinstein

La Galerie Thierry Bigaignon présente, pour la première fois en Europe, une rétrospective exceptionnelle de l’oeuvre du photographe américain Harold Feinstein, né à New York en 1931 et décédé à Boston en 2015. C’est une vraie découverte !

Harold Feinstein, qui a débuté la photographie à l’âge de 15 ans en empruntant le Rolleiflex d’un voisin, est le plus jeune photographe à avoir intégré la collection permanente du Museum of Modern Art (MOMA) de New York depuis qu’Edward Steichen fit l’acquisition de l’une de ses photographies en 1950 pour le compte du musée dont il est le conservateur.

À son retour de Corée, où il avait servi dans l’infanterie, Harold Feinstein s’établit au légendaire « Jazz Loft », à New York. Il y rencontre peintres et musiciens mais également et surtout le photographe W. Eugene Smith qui dit de lui : « Il est l’un des rares photographes que j’ai connus ou qui m’aient influencé à être capable de révéler sous un angle superbement nouveau, avec autant de force et d’honnêteté, ce qui pour moi relève de l’ordinaire ».

Digne représentant de la “New York School of Photography”, Harold Feinstein étend son œuvre sur près de six décennies, pendant lesquelles il va s’évertuer à faire le portrait intime d’une Amérique exubérante et pleine de vitalité. Coney Island est son territoire de prédilection, et il pose un regard malicieux sur la vie de son New York natal.

125th Street From Elevated Train, 1950© Harold Feinstein, 125th Street from Elevated train, 1950. Courtesy Galerie Thierry Bigaignon

Harold Feinstein restait jusqu’à présent méconnu en Europe. Harold fait partie des très grands qui, à l’image de Vivian Maier (découverte après sa mort) ou de Jacques-Henri Lartigue (découvert à l’âge de 70 ans), sont restés trop longtemps dans l’ombre pour des raisons avant tout circonstancielles ; il suffit d’avoir ses clichés en main pour se rendre compte à quel point le monde est passé à côté de véritables chefs d’oeuvres » dit Thierry Bigaignon qui a découvert cet auteur il y a 3 ans et a pu le rencontrer avant sa disparition.

C’est donc porté par la volonté de rendre justice à son immense talent que Thierry Bigaignon s’est engagé dans la voie de cette « renaissance ». La rétrospective que lui consacre la galerie se tiendra en plusieurs parties et sur plusieurs années, tant l’oeuvre d’Harold Feinstein recèle de trésors encore insoupçonnés. La première partie de la rétrospective se consacre aux jeunes années du photographe, les années 40 et 50, offrant une sélection de 35 très beaux tirages argentiques originaux (format environ 40x50cm) signés et souvent numérotés à acquérir à des prix allant de 3750 à 7950 €.

Allez découvrir ces œuvres de jeunesse en noir et blanc, à la fois riches, diverses et bouleversantes d’humanisme, elles expriment un optimisme et une joie de vivre qui ne laisse personne indifférent.

 

Jusqu’au 30 avril 2017

Galerie Thierry Bigaignon

Hôtel de Retz, Bâtiment A – 9 rue Charlot – 75003 Paris

Du mardi au samedi, de 12h à 19h. Entrée libre

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