Maroc : Marco Barbon et FLORE

Initiée en 2015 par l’Institut du monde arabe et la Maison Européenne de la Photographie, la troisième Biennale des photographes du monde arabe contemporain poursuit l’exploration de la création photographique dans cette vaste région du monde. Gabriel Bauret, le commissaire général, montre une fois encore la richesse et la diversité de cette création à travers les expositions de 47 artistes réparties sur neuf lieux entre MEP et IMA.

Parmi ces neuf lieux : la galerie Clémentine de la Féronnière réunit le travail de trois photographes qui restituent en images, chacun à sa manière, l’influence de l’Orient appliquée à un même territoire : le Maroc.

Parmi ces trois photographes : Marco Barbon, dont je parle ici régulièrement depuis 2013. Le Maroc est l’un des territoires de prédilection de ce photographe italien, qui puise dans la géographie des villes-frontières les contours de ses sujets. Au premier regard, il semblerait qu’on soit en présence de tableaux intemporels, figés, aux teintes passées. Ce qui fait la spécificité du travail de Marco Barbon, c’est l’utilisation du Polaroid pour les séries sur Asmara et Casablanca notamment. Sa photographie pose avec justesse et simplicité la question de notre rapport au temps.

Casablanca. 2010. Kontiki plage

Casablanca #04, 2010 © Marco Barbon

 

FLORE, artiste photographe franco-espagnole, a voyagé entre 2008 et 2012 autour de la Méditerranée et notamment au Maroc où a vécu et enseigné son grand-père pour sa série “Une femme française en Orient”. Ce corpus navigue entre imaginaire et réalité, entre intimité et illusion. C’est une invitation au voyage vers un Orient mystérieux, initiatique et synonyme d’aventure, que l’artiste nous offre ainsi dans la plus pure tradition orientaliste, images d’un rêve que la modernité ne saurait altérer.

Je précise que les tirages noir & blanc argentiques virés au sélénium sont magnifiquement réalisés par l’artiste.

FLORE-54_Le vieux qui regardait la mer-web

Le vieux qui regardait la mer, 2011 ©Flore

Enfin Adrien Boyer est le troisième artiste exposé. Ses photographies, plutôt froides, sans ouverture sur le ciel, me semblent manquer d’âme.

Jusqu’au 9 novembre 2019

Galerie Clémentine de la Féronnière

51 rue Saint-Louis-en-l’île, 2e cour, 75004 Paris

Du mardi au samedi de 11h à 19h

Entrée libre

 

 

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