Harold Feinstein : Gracieusement vôtre

Après une première exposition en 2017 qui mettait à l’honneur l’optimisme contagieux du photographe américain alors qu’il dépeignait la jeunesse et l’insouciance de l’après-guerre, la Galerie Thierry Bigaignon présente la deuxième partie de la rétrospective consacrée à Harold Feinstein

Thierry Bigaignon a sélectionné 21 photographies couvrant la période des années 60 à 80, illustrant une fois de plus le formidable talent de cet artiste américain décédé en 2015.

Dès les années 60, Harold Feinstein a tourné son objectif vers les rues, les commerces et les restaurants de Manhattan, faisant de ses oeuvres l’un des témoignages les plus prégnants de cette Amérique en pleine effervescence. Il photographie cafés enfumés, rames de métro et vitrines de magasins et révèle toute la poésie et la grâce de cette ville.

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Ce qui frappe dans cette nouvelle sélection du galeriste parisien c’est l’omniprésence des corps et la remarquable captation du mouvement, comme si Feinstein voyait dans la rue un ballet de grâce et de beauté.

Saluons également le talent de Thierry Bigaignon qui, en à peine 18 mois, a su trouver sa place sur le marché très convoité de la photographie à Paris. D’avoir installé sa galerie au premier étage d’un hôtel particulier dans le Marais était un pari risqué mais ses résultats commerciaux tendent à prouver qu’il n’a pas eu tort. Sa programmation est éclectique : le maître Ralph Gibson, le désormais célèbre Harold Feinstein en passant par les français Alain Cornu et Catherine Balet …

Il fait ce qui lui plaît, c’est sa passion qui l’anime et qui nous passionne !

Du 24 mai au 31 août 2018

Galerie Thierry Bigaignon – Hôtel de Retz, Bâtiment A, 9 rue Charlot 75003 Paris

Du mardi au samedi de 12h à 19h

Entrée libre

 

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Voir Tanger à Marseille

En septembre dernier, j’ai annoncé l’exposition The Interzone de Marco Barbon à la galerie Clémentine de la Féronnière à Paris. A partir du 10 mai prochain, elle sera présentée dans la plus ancienne librairie de Marseille, la librairie Maupetit, acquise par les éditions Actes Sud en 1998, qui a ouvert une salle d’exposition en 2014 afin d’affirmer son ambition de participer activement à la vie culturelle de la célèbre cité phocéenne.

Mais revenons à Marco Barbon né à Rome, qui vit entre Paris et Marseille. Il s’intéresse depuis longtemps à des villes qui ont une personnalité particulière comme Asmara, Casablanca ou plus récemment Tanger, ville frontière entre l’Europe et l’Afrique.

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En plusieurs séjours d’une à deux semaines entre 2013 et 2017, il a exploré Tanger afin de retranscrire en photographies son patrimoine de références littéraires et cinématographiques.

L’approche de la ville est très lente, je découvre une ville, un endroit qui me fascine, je me promène, j’explore, et après, je commence à comprendre comment je vais l’aborder d’un point de vue photographique.

J’ai assez vite compris que ce qui m’intéressait c’était des espaces vides ; j’ai exploré la ville à des moments de la journée où il y avait très peu de monde, le matin très tôt, ou le soir, parfois la nuit… Je voulais donner une image de la ville comme une espèce de scène de théâtre, donner au spectateur des occasions d’ imaginer, de rêver, de fabuler, et pour cela, il fallait créer un espace d’absence, créer des images qui peuvent être habitées par des fictions, et qui ne disent pas trop… 

The Interzone, c’est la zone indéfinie entre le réel et l’imaginaire, entre le monde et le sujet qui regarde le monde. 

Allez voir ou revoir ces magnifiques tirages où Marco Barbon exprime tout le « vécu » de cette ville mythique.

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The Interzone, Tanger 2013-2017, livre avec un texte français/anglais de Jean-Christophe Bailly.

Editions Clémentine de la Féronnière – 2017

Prix 40 €

 

Du 10 mai au 9 juin

Librairie Maupetit

142 La Canebière – 13000 Marseille

Du lundi au samedi de 10h à 19h

Entrée libre