Les pieds dans la neige en sandales de soie

Tel est le magnifique titre de la nouvelle exposition de Marie Rameau qui réunit plus de 150 petits formats. “Les pieds dans la neige en sandales de soie” évoque le contraste entre la rigueur de l’hiver et la fragilité de la soie, la froideur de la neige et la douceur de l’étoffe, le noir et le blanc, la réalité et le rêve, la mort et la vie …
“Les pieds dans la neige en sandales de soie”, ce sont des paysages de campagne hivernale, d’oiseaux qui s’envolent, de sous-bois et de bord de mer réalisés entre 2005 et 2012, que Marie Rameau tire sur papier gravure, support sur lequel on raconte une histoire qui apparaît en filigrane, des images épistolaires adressées à quelqu’un qui n’a pu être présent le jour de la prise de vue. Mais aussi une centaine de pièces récentes réalisées en janvier et février 2013, accrochées en nuage, mettant ainsi en valeur la légèreté des images : paysages de bord de rivière, d’arbres les pieds dans l’eau, d’arbres sous la neige, de camélias en fleurs…

Memorabilia XIII Sous bois en Bohême
Marie Rameau cherche à ce que l’on s’approche pour voir, comme pour écouter une confidence. Les petits formats de ses images happent l’attention du visiteur, captent son émotion… presque jusqu’à créer avec lui une certaine intimité.
Tirages argentiques sur papier gravure ou sur glace argentée, ses photographies sont encadrées de cuivre et deviennent presque des objets sous leur vitrine.
L’idée que l’on pourrait les mettre dans une poche lui convient.

N’hésitez pas à les acquérir, à les offrir, et surtout ne manquez pas cette exposition sensible et poétique !

Du 28 novembre au 24 décembre 2013

Point Rouge Gallery

4 rue du Dahomey – 75011 Paris – 01 43 67 62 81

Du mardi au samedi de 14 à 19 h – Entrée libre

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Rencontre avec Peter Knapp et Elene Usdin

L’association Gens d’images vous invite à assister à son prochain atelier :

La photographie de mode : laboratoire de créativité ?

avec Peter Knapp et Elene Usdin

le jeudi 28 novembre à 20h au Fiap jean Monnet.

Cet atelier sera animé par Corine Hamel, responsable du service photo à Marie-Claire et Alain Galet, membre du comité directeur de Gens d’images en charge des ateliers.

Knapp-usdin

On ne présente plus Peter Knapp , photographe, peintre, graphiste, directeur artistique notamment de ELLE, cinéaste, enseignant, critique, commissaire d’exposition … dont le talent est largement reconnu.

Elene Usdin, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 1996, a été illustratrice, peintre copiste pour le cinéma avant de se lancer dans la photographie qui lui a valu le Prix Picto de la jeune photographie de mode en 2006, une exposition aux Rencontres d’Arles en 2006 … et la Carte Blanche PHPA en 2011.

Ses mises en scène sont autant d’autofictions, où elle créée elle même costumes, décors et accessoires. Comme les Surréalistes, elle détourne les objets de leur usage habituel. Elle vient de publier Elene Usdin Stories aux éditions Contrejour.

FIAP Jean Monnet
30 rue Cabanis – 75014 Paris

Métro Glacière

Frances Dal Chele dans “Manière de voir”

Le Monde diplomatique a consacré son dernier numéro de “Manière de voir” à la Turquie des ottomans aux islamistes et a fait appel à Frances Dal Chele pour l’iconographie.

Voici leur présentation de l’auteur : Frances Dal Chele photographie depuis 2007 les identités changeantes de la Turquie, auxquelles les couleurs légèrement grinçantes de ses images font écho. Son livre “Du loukoum au béton” est publié chez Trans Photographie Presse (2012).

J’ai déjà parlé de ce livre ici même au moment de sa sortie en novembre 2012 et l’exposition est disponible en location (voir la rubrique photographes- Frances Dal Chele). “Manière de voir” a reproduit plus de 70 photographies, dont certaines ne figurent pas dans le livre, notamment des photos d’Istanbul.

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N° 132 décembre 2013 – janvier 2014 à se procurer sans attendre pour  8,50 € dans tous les kiosques

Sabrina Biancuzzi à La Ralentie

C’est à un deuxième rendez-vous et à un dialogue pictural que la Galerie La Ralentie convie Sabrina Biancuzzi et Franck Landron. Tous deux auteurs photographes, ils ont déjà connu en 2012 les cimaises de la galerie, chacun pour une exposition monographique : « Limbes » pour Sabrina Biancuzzi, « Tree » pour Franck Landron. Et l’évidence d’une rencontre s’est imposée, autour d’une thématique commune, dans une technique qui combine, pour les deux artistes, photographie et technique mixte et rend chaque pièce unique.

Les arbres et les fleurs sont souvent présents dans le travail de Sabrina. Ces éléments végétaux lui permettent de créer un univers onirique, parfois mélancolique, parfois inquiétant, tout en développant son goût pour l’intervention physique sur l’argentique. Chaque image est une vision transcendée, comme un souvenir sur le point de s’effacer. Le caractère unique de chaque pièce participe à la fragilité de l’oeuvre, exprimant notre rapport à la nature. Arbres, buissons et fleurs nimbent ses rêves, révèlent les mouvements d’un inconscient, ses peurs et ses élans.

C’est ce voyage végétal que Sabrina nous offre en revisitant plusieurs de ses séries.

Dans « Le crissement du temps », les végétaux murmurent à nos oreilles des souvenirs enfouis qui renaissent peu à peu, malgré eux. Ce sont leurs frémissements qui réveillent, font lentement ouvrir les yeux.

« She » est un carnet d’images collectionnées à la manière d’un herbier. Il est l’occasion pour l’artiste de rendre chaque photographie particulière. Le végétal y tient aussi une part importante, soulignant le cycle de la vie et ses saisons. Sa fragilité. C’est cette série qu’Alain Bisotti et moi avions eu le plaisir de présenter à La Belle Juliette , il y a tout juste un an.

Une fragilité dont témoigne aussi les fleurs saisies dans la série « L’Instant P. », réalisée au Polaroid.

Cette exposition est aussi l’occasion pour Sabrina Biancuzzi de dévoiler le début d’un travail inédit.

Série 19-XIX © Sabrina Biancuzzi  agence révélateur (1)

« 19 : XIX » nous entraîne dans un univers parisien où les ombres végétales semblent être les gardiens d’une porte entrouverte sur une autre temporalité, le commencement d’une autre histoire. Au milieu des ramures d’un parc régulièrement visité, Sabrina Biancuzzi dessine peu à peu la cartographie d’une mémoire mouvante, en même temps qu’elle ébauche les souvenirs d’un futur à définir. Elle est le témoin d’un univers suspendu.

VEGETAL

Du 15 novembre au 21 décembre

Galerie La Ralentie

22/24 rue de la Fontaine –au-Roi – 75011 Paris – 01 53 27 98 39

Du mardi au samedi de 14 à 19 h – Entrée libre

La photo aux enchères : Marc Garanger et Sarah Caron chez PIASA le 19 novembre

Comme le souligne le Journal des Arts dans son dernier n° du 1er novembre, avec plus de dix ventes comprenant près de 1300 tirages, Paris confirme sa place de capitale européenne de la photographie.

Parmi toutes ces ventes qui auront lieu en même temps que Paris Photo,  PIASA se distingue avec une vente sur le thème de “L’ailleurs” à l’initiative de leur consultante Agnès de Gouvion Saint-Cyr. Parmi tous les auteurs de talent qu’elle a sélectionnés, elle a retenu le travail de deux photographes que je représente : Marc Garanger et Sarah Caron.

Quatre rares épreuves argentiques des Femmes algériennes de Marc Garanger sous les numéros 98, 99, 100 et 101, dont 3 réalisés par Georges Fèvre en 1981 et 1982.

Trois magnifiques photographies de Sarah Caron réalisées au Pakistan entre 2010 et 2013 sous les numéros 142 ( présentée à l’Hôtel Lutetia en mars), 143 et 144 (exposée à Visa pour l’image en septembre dernier).

Fashion in Pakistan

J’attire également votre attention sur deux photographies (N° 150 et 151) de François Delebecque extraites de la série “Nocturnes végétales” dont il dit : Après avoir travaillé en son temps sur les feuilles en NB dans la série «Natures Souples», et être devenu militant de la «Cause du Légume» après ma rencontre avec un Brocoli Romanesco, nécessité s’est faite de prises de vues nocturnes et en couleur où le végétal frétillant sous le vent marin se le dispute aux terreurs des bois sombres. La nuit, associée à une technique de mise en lumière finalement rudimentaire, me permet de mettre en valeur ces ravissements de la nature et ces frémissements de l’âme humaine.

PinPenchéBelleIle

Catalogue téléchargeable à l’adresse :

http://www.piasa.fr/ventes-futures

Exposition publique du jeudi 14 au lundi 18 novembre de 11 à 18 h

Vente mardi 19 novembre à 17h

PIASA Rive Gauche

83 rue du Bac – 75007 Paris

Lancement du centenaire de la Grande Guerre

Le 7 novembre, dans la salle des fêtes de l’Elysée, François Hollande a officiellement lancé le programme des commémorations du centenaire de la guerre 14-18.

Passionné d’histoire, François Hollande dont les deux grands-pères ont fait la guerre de 14, entend associer un maximum de français à la commémoration des 1,4 million de soldats français morts au front sur 8 millions de mobilisés.

La richesse et la diversité du programme du Centenaire révèlent une véritable saison culturelle, avec des expositions, des colloques scientifiques, des publications, des productions audiovisuelles et des actions pédagogiques.

Plus de 1000 projets ont reçu le « Label Centenaire »

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et notamment l’exposition de photographies de Didier Pazery intitulée Visages et Vestiges de la Grande Guerre qui aura lieu du 23 juin au 29 novembre 2014 à la gare Paris-Est, projet porté par l’association Chambre avec Vues.

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Rendez-vous sur le site de l’exposition et suivez nos actualités :

http://www.expo14.com

Eric Laforgue

Un an après son exposition Urbanités qui réunissait des images très graphiques, Eric Laforgue nous présente sa nouvelle série de photographies intitulée PAIISE.
La rigueur de l’architecture a fait place à la douceur d’espaces intérieurs. Les lignes droites se sont assouplies. La présence humaine a gagné du terrain.
Fini le monde professionnel caractérisé par de vastes espaces architecturaux traversés par des petits personnages en mouvement. Tout en restant dans l’espace public, le
photographe donne du temps au temps : Eric Laforgue marque une « Pause ».
L’univers d’Eric Laforgue s’est humanisé. Depuis Urbanités, il a réalisé une série de portraits de collégiens photographiés dans leur internat. Ces « Portraits internes » lui ont donné l’occasion de travailler à l’intérieur et de se rapprocher des hommes.
Cette étape intermédiaire semble avoir changé son rapport au monde.
La lumière tient désormais une place primordiale dans ses images, pourtant sans aucun apport de lumière artificielle. L’atmosphère nocturne intensifie l’impression
d’intimité et la posture des personnages apporte douceur et sensualité, voire de l’abandon dans le cas de L’Indolente.

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En faisant le choix d’espaces intérieurs, souvent des salles de musées, Eric Laforgue sait où il va mais ne sait pas ce qui va se produire. Discrètement installé, il attend et fixe des
arrêts sur image qu’il nomme des « instants suspendus ».
Ses prises de vues sont toujours réalisées sur le vif, sans aucune mise en scène.
La palette de lumières souvent électriques lui permet de mettre les lieux sous tension et de créer ainsi des scènes théâtrales qui vont générer des idées de fiction. A tout moment, dans le décor, on s’attend à voir surgir quelqu’un ou quelque chose.
Et chacun de se faire son cinéma : plutôt film d’auteur que film d’angoisse.

Du 30 octobre au 23 novembre 2013 du mercredi au samedi de 14 à 19h

Vernissage mardi 5 novembre à 18h

Point Rouge gallery

4 rue du Dahomey – 75011 Paris – 01 43 67 62 81