La poésie d’une région écorchée, les Marches vues par Emanuele Scorcelletti.

 

D’origine italienne, français d’adoption, Emanuele Scorcelletti a grandi au Luxembourg. En 2002, il a décroché le prix World Press Photo, dans la catégorie Arts et Culture, pour sa photo en noir et blanc de l’actrice Sharon Stone au Festival de Cannes. Nous étions ensemble à l’agence Gamma à cette époque. Il travaille régulièrement avec les grandes marques de haute couture telles que Dior, Chanel ou Fendi, et voit ses photos publiées dans de prestigieux magazines de luxe.

Au fil des années, il a ressenti le besoin d’un travail plus intime, lié à ses origines. C’est le décès de son père qui l’a poussé à partir, comme en pèlerinage, à la redécouverte de la région des Marches, là où, enfant, il passait ses vacances. Avec un Leica, en argentique, Emanuele Scorcelletti a sillonné les Marches, région natale de son père : « Là-bas, le temps s’arrête. Je redeviens un enfant, tout m’émerveille. »

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Dans ses images intemporelles et pleines de nostalgie, on retrouve l’expressivité et la mélancolie des grands photographes italiens comme Giacomelli, mais aussi l’art de « l’instant décisif » incarné par Cartier-Bresson.

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Après la série de séismes qui a dévasté la région entre 2016 et 2017, les Marches sont à genoux et ses habitants apprennent à cohabiter avec la peur et l’incertitude face au futur. Emanuele est donc retourné sur cette terre pour soutenir, partager, ressentir et témoigner. Ses photos sont une invitation à la réflexion sur la fugacité de la beauté, la puissance de la nature et la détermination des hommes.

Regarder, ne pas réfléchir, laisser la vie poursuivre son chemin et notre cœur nous diriger, telle est sa devise.

Près de 80 photographies délicatement sensibles à découvrir, de véritables instants de contemplation. Sans compter que c’est toujours un bonheur de se rendre à l’Institut Culturel Italien tans les lieux sont magnifiques !

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Jusqu’au 30 août

Institut Culturel Italien

50, rue de Varenne – 75007 Paris

Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 15h à 18h

Entrée libre

 

 

 

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Juliette Agnel présente L’épaisseur du temps

La Galerie Le Lieu à Lorient propose jusqu’au 25 juillet une exposition très complète autour de la série des Les Nocturnes de Juliette Agnel.

De ses premières séries à ses recherches les plus récentes, entre images fixes et images en mouvement, photographies et projections, cette exposition permet de redéployer son univers à la puissante richesse picturale, témoignant d’un regard contemplatif et poétique sur le monde, et proposant une réflexion fascinante sur la temporalité et la lumière comme éléments intrinsèques à la construction de l’image.

J’ai déjà parlé de Juliette Agnel en 2014 et 2016 et j’ai plaisir à rappeler que c’est elle qui a réalisé mon portrait Ebloui avec sa caméra obscura numérique.

Juliette Agnel est une artiste dont le parcours est jalonné de travaux singuliers explorant régulièrement les frontières entre images documentaires et fictions. Avec sa série Les Nocturnes, elle nous entraîne dans une expérience sensorielle unique. Cherchant depuis plusieurs années à travailler sur les nuits étoilées, elle a parcouru les Pyrénées l’été 2017 en scrutant les cieux des deux côtés de la frontière. « Je me suis retrouvée dans des endroits magnifiques, de nuit comme de jour … J’avais besoin d’un paysage terrestre, même si c’est pour basculer ensuite vers un paysage imaginaire », précise-t-elle. Ainsi elle a photographié des paysages de jour auxquels elle a associé d’autres photos de ciels étoilés qu’elle a captés la nuit, le montage étant finalisé par un retoucheur professionnel. « Je m’appuie sur le réel, mais il faut que ça le dépasse et qu’on arrive dans un espace intermédiaire. C’est un paysage onirique que je suis venue chercher. »

Le résultat est sublime !

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© Juliette Agnel, « Nocturnes#2 », 2017  Courtesy Galerie Françoise Paviot

 

« Longtemps habitée par l’idée même de ciel étoilé, c’est l’été dernier, dans le désert espagnol, que Juliette Agnel a enfin trouvé les images qu’elle portait en elle. La série des « Nocturnes » est apparue, après une lente maturation de fabrication. Ce terme, d’origine musicale, convoque d’emblée les sensations. « Je regarde l’immensité elle-même dans son dénuement absolu. Des paysages presque irrationnels. Des lieux devenant non-lieux, à la fois chaos et cosmos, transcendant la réalité, chargés d’une symbolique cosmique et mystique », explique l’artiste pour caractériser ces territoires apocalyptiques, point de bascule entre réalité et fiction. La découpe des montagnes dans le ciel bleuté, la rugosité des sols, l’absence d’humanité, les rares lunes nues et les étoiles par milliers, concourent à créer une inquiétante étrangeté. Cela est renforcé par la présentation dans des caissons lumineux de ces lucioles brillants dans la nuit. L’incertitude règne également sur leur statut d’image fixe : à tout moment, comme dans les images en mouvement présentées selon un dispositif sophistiqué évoquant autant la chambre noire, la cabine de projection que le diorama, les comètes et les étoiles filantes pourraient s’accélérer ou se figer. Il ne s’agit pas ici de simples paysages, mais de la création d’une immersion pour le visiteur qui est contraint de se positionner entre un infiniment grand et un infiniment petit, en une réflexion métaphysique sur son devenir. L’ambiguïté reste de mise. Face à ces territoires perdus, nous sommes en proie à nous demander si l’humanité entière n’aurait pas déjà disparu. »

Léa Bismuth, à propos de la série Les Nocturnes, 2017

Hormis Les Nocturnes, vous pourrez aussi admirer des portraits de la série Les Eblouis, quelques images des autres séries Laps et Ile.

A voir absolument !

Juliette Agnel est née en 1973. Après des études d’arts plastiques et d’ethno-esthétique à l’université Paris 1 puis aux Beaux Arts de Paris, sa rencontre avec Jean Rouch l’amène sur les routes de l’Afrique pendant plus de 10 ans. En 2011, elle conçoit et fabrique une machine : la camera obscura numérique, avec laquelle elle filme et photographie. Représentée par la Galerie Françoise Paviot, elle a été nominée au Prix Découverte à Arles en 2017 avec sa série « les Nocturnes ». Pour poursuivre son travail de recherche vers les paysages extrêmes elle s’est rendue au Groenland il y a quelques semaines et on a hâte de découvrir ses nouvelles photographies.

Jusqu’au 25 juillet 2018

Galerie Le Lieu

Hôtel Gabriel – Enclos du Port – 56100 Lorient

Ouvert du mardi au vendredi de 13h à 18h
et du samedi au dimanche de 15h à 18h

Visites commentées le mardi 26 juin à 12h30 et le mercredi 25 juillet à 12h30

Entrée libre

 

 

 

La Terre en questions à La Gacilly

Le Festival Photo La Gacilly a été créé il y a 15 ans pour mettre en évidence le lien vital qui unit les hommes à la nature, pour faire prendre conscience, par la force de l’image, de la beauté si fragile de notre planète.

En 15 ans, le festival de La Gacilly s’est imposé dans le paysage photographique français et international. Il a accueilli 3,3 millions de visiteurs, prouvant ainsi que la culture est une source d’attractivité territoriale en milieu rural. Il a exposé près de 300 auteurs, fait découvrir aux visiteurs plus de 7 000 photographies, comme autant de fenêtres ouvertes sur le monde.

Il ose cette année mettre « la Terre en questions » pour mieux l’interroger, pour la parcourir avec sens et avec les sens. Pour ce faire, l’équipe a voulu rassembler les plus belles écritures photographiques, qu’elles soient documentaires, photo-journalistiques ou artistiques, qui allient prise de conscience, mais aussi enchantement ou beauté du monde. 

A commencer par le spationaute Thomas Pesquet qui a fait rêver des millions de Français lors de son odyssée à bord de la Station spatiale européenne. Il s’est révélé un photographe hors pair et un défenseur de la cause environnementale.

Quant à Frédéric Delangle, il nous emmène, avec délicatesse, dans les fourmilières humaines du sous-continent indien. Dans son exposition intitulée Hiver indien, il présente cinq séries réalisées au cours de ses séjours en Inde depuis plus de dix ans dont l’une intitulée Harmonieux Chaos que j’ai commentée en janvier 2014.

Passionné par l’architecture et les paysages, ce photographe français a choisi de resserrer son objectif sur les carrefours et les petites échoppes qui jalonnent les rues de Dehli. On en compte près de 15 millions dans un pays d’1,3 milliard d’habitants – et elles nourrissent à elles seules 17% de la population mondiale. Des variations photographiques qui tissent le portrait d’une Inde colorée, urbaine, grouillante et sans cesse en mouvement.

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Et ne manquez surtout pas le panoramique de Varanasi (Benares) de 18 mètres de long ! C’est une coupe de la ville depuis la rive opposée du Gange, magnifique travail de patience qui nous offre une vision tout à fait nouvelle de Benares.

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Coup de cœur à la vision onirique et surréaliste Robert & Shana Parkeharrison, artistes photographes américains et écologistes engagés qui travaillent de concert depuis 20 ans. Ils créent d’étranges images aux teintes surannées que l’on croirait sorties d’un rêve, un monde étrange dans lequel un personnage essaie de réparer un morceau de Terre abîmé ou s’accroche au seul arbre encore debout dans une nature dévastée.

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Sans oublier les expositions de Jean Gaumy, Stéphane Couturier ou Patrick Tourneboeuf, des auteurs qu’on ne présente plus …

28 expositions à voir dans le village de La Gacilly, où les jardins, les venelles et les murs des habitations se transforment en galeries photographiques dédiées à l’art passant.

La Gacilly vaut vraiment le déplacement !

Jusqu’au 30 septembre

56204 La Gacilly – Morbihan – Bretagne

En voiture : à 1h de Rennes, Vannes et Nantes

En train : à 2h de Paris (gare de Redon)

Les Poilus de Didier Pazery à Meaux

En complément de son exposition Familles à l’épreuve de la guerre,

le musée de la Grande Guerre de Meaux accueille sur son parvis,

l’installation photographique et multimédia :

PROFILS 14/18

douze photographies grand format (2m par 3m) inédites,

d’hommes et femmes, anciens combattants et témoins de la

Grande Guerre, réalisées par le photographe Didier Pazery

dans le cadre du webdocumentaire

Profils 14/18

http://profils-14-18.tv5monde.com/

réalisé en collaboration avec Olivier Morel et Claude Vittiglio

en partenariat avec TV5 Monde

 

En écho à l’exposition temporaire, des images et témoignages

forts d’hommes et de femmes du monde entier… des pères,

des frères, des fils, des épouses… filmés dans les années 90,

qui partagent leurs souvenirs de la Grande Guerre.

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Depuis plus de vingt ans, Didier Pazery a réalisé un ensemble unique de photographies d’hommes, d’objets et de paysages liés à la Grande Guerre. Il a notamment été l’un des rares photographes à saisir les visages des ultimes survivants du conflit à travers le monde. Après la disparition du dernier poilu, il a poursuivi sa recherche en photographiant les objets du Musée de la Grande Guerre et les champs de bataille. Ses nombreux travaux ont été publiés dans la presse française et internationale et ont fait l’objet de plusieurs expositions, notamment à la Gare de l’Est à Paris. C’était il y a tout juste 4 ans, en 2014, « Visages et Vestiges de la Grande Guerre ».

(…) quand j’ai commencé ma série de portraits d’anciens combattants, j’étais fasciné par leur image, éternellement jeune dans les albums photos. Ils m’ont parlé comme ils l’auraient fait avec leur petit-fils et leurs récits ont fait écho, je crois, à l’histoire de cet aïeul que j’aurais voulu connaître. Puis j’ai rencontré Olivier Morel, journaliste. Ensemble, nous avons réalisé un travail de collecte multimédia associant photographies, vidéos, enregistrements sonores et textes, dans un voyage au long cours de l’Europe à l’Afrique, à la recherche des ultimes témoins vivants de 14-18. Nos investigations ont cessé à la mort du dernier poilu, Lazare Ponticelli en 2008 explique Didier Pazery.

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Rencontre avec Didier Pazery le dimanche 24 juin à 14h30 (durée 1h30)

Exposition jusqu’au 2 décembre 2018

Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Rue Lazare Ponticelli – 77100 Meaux

Ouvert de 9h30 à 18h00 – Fermé le mardi

Plein tarif : 10 € – Tarif réduit : de 5 à 7 €

Harold Feinstein : Gracieusement vôtre

Après une première exposition en 2017 qui mettait à l’honneur l’optimisme contagieux du photographe américain alors qu’il dépeignait la jeunesse et l’insouciance de l’après-guerre, la Galerie Thierry Bigaignon présente la deuxième partie de la rétrospective consacrée à Harold Feinstein

Thierry Bigaignon a sélectionné 21 photographies couvrant la période des années 60 à 80, illustrant une fois de plus le formidable talent de cet artiste américain décédé en 2015.

Dès les années 60, Harold Feinstein a tourné son objectif vers les rues, les commerces et les restaurants de Manhattan, faisant de ses oeuvres l’un des témoignages les plus prégnants de cette Amérique en pleine effervescence. Il photographie cafés enfumés, rames de métro et vitrines de magasins et révèle toute la poésie et la grâce de cette ville.

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Ce qui frappe dans cette nouvelle sélection du galeriste parisien c’est l’omniprésence des corps et la remarquable captation du mouvement, comme si Feinstein voyait dans la rue un ballet de grâce et de beauté.

Saluons également le talent de Thierry Bigaignon qui, en à peine 18 mois, a su trouver sa place sur le marché très convoité de la photographie à Paris. D’avoir installé sa galerie au premier étage d’un hôtel particulier dans le Marais était un pari risqué mais ses résultats commerciaux tendent à prouver qu’il n’a pas eu tort. Sa programmation est éclectique : le maître Ralph Gibson, le désormais célèbre Harold Feinstein en passant par les français Alain Cornu et Catherine Balet …

Il fait ce qui lui plaît, c’est sa passion qui l’anime et qui nous passionne !

Du 24 mai au 31 août 2018

Galerie Thierry Bigaignon – Hôtel de Retz, Bâtiment A, 9 rue Charlot 75003 Paris

Du mardi au samedi de 12h à 19h

Entrée libre

 

Voir Tanger à Marseille

En septembre dernier, j’ai annoncé l’exposition The Interzone de Marco Barbon à la galerie Clémentine de la Féronnière à Paris. A partir du 10 mai prochain, elle sera présentée dans la plus ancienne librairie de Marseille, la librairie Maupetit, acquise par les éditions Actes Sud en 1998, qui a ouvert une salle d’exposition en 2014 afin d’affirmer son ambition de participer activement à la vie culturelle de la célèbre cité phocéenne.

Mais revenons à Marco Barbon né à Rome, qui vit entre Paris et Marseille. Il s’intéresse depuis longtemps à des villes qui ont une personnalité particulière comme Asmara, Casablanca ou plus récemment Tanger, ville frontière entre l’Europe et l’Afrique.

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En plusieurs séjours d’une à deux semaines entre 2013 et 2017, il a exploré Tanger afin de retranscrire en photographies son patrimoine de références littéraires et cinématographiques.

L’approche de la ville est très lente, je découvre une ville, un endroit qui me fascine, je me promène, j’explore, et après, je commence à comprendre comment je vais l’aborder d’un point de vue photographique.

J’ai assez vite compris que ce qui m’intéressait c’était des espaces vides ; j’ai exploré la ville à des moments de la journée où il y avait très peu de monde, le matin très tôt, ou le soir, parfois la nuit… Je voulais donner une image de la ville comme une espèce de scène de théâtre, donner au spectateur des occasions d’ imaginer, de rêver, de fabuler, et pour cela, il fallait créer un espace d’absence, créer des images qui peuvent être habitées par des fictions, et qui ne disent pas trop… 

The Interzone, c’est la zone indéfinie entre le réel et l’imaginaire, entre le monde et le sujet qui regarde le monde. 

Allez voir ou revoir ces magnifiques tirages où Marco Barbon exprime tout le « vécu » de cette ville mythique.

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The Interzone, Tanger 2013-2017, livre avec un texte français/anglais de Jean-Christophe Bailly.

Editions Clémentine de la Féronnière – 2017

Prix 40 €

 

Du 10 mai au 9 juin

Librairie Maupetit

142 La Canebière – 13000 Marseille

Du lundi au samedi de 10h à 19h

Entrée libre

Signature Charcot au Livre Ecarlate

J’ai eu la chance de voir naître dans mon quartier une excellente librairie, Le Livre Ecarlate, dirigée par Philippe Leconte, un vrai libraire qui lit tous les livres, ou presque !

On y trouve une belle sélection de livres, romans, essais, livres d’art, BD  avec une mention spéciale pour le rayon poésie et littérature étrangère et une sélection jeunesse de grande qualité. On y trouve surtout des conseils avisés !

Régulièrement sont organisées des rencontres avec les auteurs et

mercredi prochain 18 avril à 19h,

c’est notre tour, Vincent Gaullier et moi pour notre livre

L’Aventure des pôles, Charcot explorateur visionnaire,

récemment paru chez Larousse.

Venez nous retrouver au Livre écarlate !

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31 rue du Moulin-Vert – 75014 Paris