Gérard Uféras expose à Vannes

Paris-Moscou, la diagonale du rêve, tel est le titre de la nouvelle exposition de photographies sur la danse de Gérard Uféras.

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Son travail au long cours de presque deux ans dans les coulisses de l’Opéra donna lieu à un livre « Un pas vers les étoiles » publié chez Flammarion en 2006. En 2011, après des années de rénovation, la direction du Bolchoï de Moscou a convié trois grands photographes, dont Gérard Uféras, à s’immerger pour des semaines et raconter en images la préparation de son corps de ballet avant la réouverture du théâtre. De l’Opéra de Paris au Bolchoï, Gérard rend hommage à la famille de la danse, avec la même exigence, la même persévérance et la même sensibilité qu’ont ceux qu’il a observés.

De beaux et grands tirages à voir aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Kiosque.

Jusqu’au 27 novembre 2016
Le Kiosque – quai Eric Tabarly – 56000 Vannes
Ouvert tous les jours sauf le lundi : 11 h – 13 h / 14 h – 18 h

Entrée libre

Ambroise Tézenas à Nantes

Le festival la Quinzaine Photographique Nantaise a lieu du 16 septembre au 16 octobre 2016 autour de la thématique « Heureux qui ». Pour sa 20è édition la QPN se lance à la poursuite du bonheur, cet état ultime, incontestable de l’épanouissement personnel et collectif.

A cette occasion, Mélanie Rio propose le regard de quatre photographes de la galerie sur les périodes de prospérité économique aux USA et en Europe au 20è siècle et en Chine dans les années 2000. Cette exposition questionne l’héritage de notre mode de développement économique, largement contesté et repensé aujourd’hui.

Philippe Chancel, Edgar Martins, Ambroise Tézenas et Patrick Tourneboeuf sont les quatre photographes réunis dans une exposition intitulée « Temps modernes ».

J’insiste sur Ambroise Tézenas qui expose quelques images de la très belle série « Pekin, théâtre du peuple » que nous avions présentée en 2007 à la galerie Chambre avec Vues lors de sa première exposition personnelle.

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La ville moderne se présente à moi comme un décor de théâtre. Un décor dont les projecteurs sont restés allumés. Il y a une certaine euphorie à arpenter ces décors dans le silence de la nuit. Le temps semble figé.

Galerie MELANIE RIO

34, boulevard Guist’hau, 44000 Nantes

Du mercredi au samedi de 15h à 19h

Entrée libre

Inauguration de “Quand Charcot gagnait le Sud”

Très belle soirée de vernissage de l’exposition “Quand Charcot gagnait le Sud”. Jean-Louis Etienne et Ségolène Royal nous ont fait le plaisir de leur présence. Comme, parmi plus de deux cents personnes, Monsieur Bruno David, président du Muséum national d’Histoire naturelle, Marie-Isabelle Merle des Iles (ayant droit des images de Louis Gain), Barbara Dubus (ayant droit des images d’Ernest Gourdon).
Un très grand merci à tous et à la Maison de l’Amérique latine !

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Rappelons que cette exposition de photographies, dont j’ai assuré le commissariat, est organisée à l’occasion du 80e anniversaire de la disparition du commandant Charcot dans le naufrage du Pourquoi-Pas ?. L’initiative en revient à l’Observatoire Photographique des Pôles dont le fondateur, Nicolas Mingasson, est photographié ici aux côtés de Jean-Louis Etienne, médecin-explorateur, un peu comme l’a été Charcot.

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© Didier Pazery

L’exposition est visible jusqu’au 1er octobre et son entrée est libre.

Maison de l’Amérique latine

217 boulevard Saint-Germain – 75007 Paris

Du lundi au vendredi de 10h à 20h et le samedi de 14h à 18h

 

 

 

Patrimoines revisités à Reims

À l’occasion de deux anniversaires célébrant l’inscription de plusieurs sites et monuments de Reims sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, 5 photographes internationaux revisitent à travers plus de 70 oeuvres les multiples facettes du patrimoine rémois. Jordi Bernadó, Arno Gisinger, Claudio Sabatino, Paolo Verzone et Sophie Zénon, invités à explorer la ville et les nombreuses richesses de son histoire, portent un regard original sur cette diversité patrimoniale et illustrent de façon vivante et inspirée sa présence dans la ville. Pour eux, le mot « patrimoine » ne rime pas seulement avec monument et histoire, il s’ouvre à l’art et à l’industrie, il implique également des personnes qui le font vivre au quotidien. Et c’est ainsi que des paysages et des intérieurs alternent ici avec des portraits.

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Je vous recommande le travail de Sophie Zénon qui a porté son attention sur les réserves du palais du Tau. Voici ce qu’en dit Gabriel Bauret, le commissaire de l’exposition :

Le parcours de Sophie Zénon l’a menée à plusieurs reprises dans les collections des musées et des lieux d’histoire, en France et en Italie. Il n’était donc pas étonnant qu’elle ait choisi à Reims de s’enfoncer pendant quelques jours dans les réserves du palais du Tau qui sont inaccessibles aux visiteurs. Elle est partie à la rencontre des innombrables statues, de toutes tailles et de toutes sortes, qui peuplent ces espaces ; elles sont placées à même le sol ou alignées sur des étagères, usées, voire meurtries par le temps, ou parfois au contraire très reconnaissables. Son regard a croisé des visages et des corps souvent plongés dans la pénombre et recouverts d’un voile de poussière. Par le faisceau de lumière qu’elle a dirigé vers eux, combiné à un subtil mouvement de l’appareil photographique et quelques notes de couleur, elle a ranimé ces personnages endormis et quelque peu oubliés. À travers ses images, ils apparaissent ainsi comme autant de comédiens attendant leur tour avant d’entrer en scène. Dans ces réserves transformées par le geste artistique en coulisses désordonnées d’un décor de théâtre, ces figures de pierre surgissent mystérieusement de l’on ne sait quel monde mélangeant les histoires et les époques.

L’exposition est présentée au Cellier, nouvel espace situé à quelques pas de l’Hôtel de Ville de Reims. Le bâtiment, construit en 1898 par l’architecte Ernest Kalas est destiné à présenter la création contemporaine, il axe sa programmation sur la photographie et le street art.

Du 17 septembre au 31 décembre 2016

Du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h

entrée libre

Le Cellier

4 bis rue de Mars – 51100 Reims

 

Mi-Yeon au Salon du Panthéon

Dans le cadre de Photo Saint-Germain en novembre 2015, Nathalie Gallon avait présenté deux jeunes artistes coréennes dont Mi-Yeon, photographe vivant au Japon, qui avait exposé quelques tirages de la série, « Je et Tu », ou encore « I and Thou ».

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C’est à la suite d’une lecture du livre du philosophe Martin Buber (1878-1965), que ce travail artistique est né. Mi-Yeon interroge la relation entre le monde extérieur et elle-même à travers une vision poétique mêlée d’une grande sensibilité esthétique.

Je voulais exprimer notre histoire dans l’univers en mélangeant des images des différents endroits où j’ai voyagé. Tout va et vient. Tout est variable, et non fixe.

Pas de portrait identifiable, ni de fonction identitaire de l’individu, nous sommes très éloignés du « selfie ». Proche des enseignements du taoïsme et du bouddhisme, la photographe ajoute : Autrui est une variable de mon moi. Dans cette série, j’essaie d’exprimer le lien de notre âme avec l’univers qui existe dans une autre dimension où il n’y a ni espace, ni notion de temps.

Mi-Yeon joue sur le traitement de l’image argentique puis re-photographie avec un appareil digital, pour obtenir une photographie aux couleurs délavées jusqu’à la diaphanéité. On poursuit par des photographies au graphisme appuyé, lumineuses aux couleurs flashy, le tout, tirées sur papier japonais.

La rencontre avec les photographies de Mi-Yeon ouvre à une dimension inattendue de l’expérience visuelle.

Mi-Yeon vient de terminer la série « I and Thou» et Nathalie Gallon propose de découvrir « 2ème saison » ses nouvelles images totalement inédites

à l’occasion de la projection du documentaire

Martin Buber, itinéraire d’un humaniste,

réalisé par Pierre-Henry Salfati,

produit par la Compagnie des phares et balises et Arte France (2015, 52 min)

Dimanche 25 septembre 2016 à 11h

au Cinéma du Panthéon

 

La projection sera suivie de la présentation des photographies de Mi-Yeon et d’un apéritif au Salon du Panthéon en présence du réalisateur.

Le cinéma et le salon seront privatisés, la réservation est nécessaire.

Participation : 5 euros – RSVP au 06 07 84 87 40

 

Exposition de Mi-Yeon jusqu’au 20 décembre 2016

Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 19h

13 Rue Victor Cousin – 75005 Paris

 

 

 

 

 

DES RIVES à Marseille

DES RIVES est un cycle de rencontres et de formations conviant à Marseille,

Arles et Aix-en-Provence des photographes de renommée internationale venant

des deux rives de la Méditerranée.

Organisée par Le Percolateur, plateforme pour la création photographique en

Europe et en Méditerranée, le cycle DES RIVES s’adresse à toute personne

sensible à la culture, aux arts visuels, aux thématiques relatives à l’espace

méditerranéen, aux thématiques spécifiques aux auteurs invités.

Un public amateur de la photographie y côtoiera un public professionnel

(photographes, commissaires d’exposition, éditeurs, galeristes…) déjà familier

de ce genre de rencontres.

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Le programme est riche, autour de photographes de renommée internationale, comme Martin Kollar, Massimo Vitali, Valérie Jouve … Il est visible aussi sur le site internet www.desrives.net

On doit cette belle initiative à Marco Barbon qui travaille avec passion depuis un an et demi sur ce projet.

La première rencontre du cycle – avec le photographe slovaque Martin Kolllar – aura lieu à l’auditorium du MuCEM, le samedi 1er octobre à 19h.

Elle sera suivie à 21h par une soirée-cocktail d’ouverture du cycle. L’accès à la rencontre et à la soirée est libre et gratuit.

Allez-y nombreux !

Sarah Caron et la mode à Cuba

Dans le dernier numéro de Polka (#35), ne manquez pas l’article Mode in Cuba avec les photographies de Sarah Caron réalisées à l’occasion de la biennale Arte y Moda qui se tiendra à La Havane en novembre prochain.

Appréciant le travail de Sarah Caron sur la mode au Pakistan dont j’ai dé, Rafael Mendez, fondateur de la biennale, lui a confié la réalisation des images de la 8ème édition qui propose une rétrospective des années passées.

Prendre en photo la mode cubaine, c’est raconter Cuba, que Sarah connaît bien. Elle s’y rend régulièrement depuis ses quinze ans lorsqu’elle y a suivi un stage de danse au Ballet national de La Havane.

On le sait peu mais Cuba possède une école privée de mannequins, de nombreux stylistes, une revue de mode en ligne, une production locale de tissus … un univers de passion qui donne naissance à des créations très originales.

Comme décor, Sarah a choisi des lieux restaurés qui témoignent de la renaissance du pays, à la différence des lieux délabrés déjà vus et revus.

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Exposition des photographies de Sarah Caron

Alliance Française de La Havane

Du 4 au 30 novembre 2016