Un conte polonais

Bogdan Konopka, né en Pologne en 1953, vit et travaille à Paris depuis bientôt trente ans. Son travail photographique porte principalement sur la ville et son devenir, les paysages urbains de différents pays comme la Pologne, la France, ou la Chine..

Ses photographies noir et blanc, réalisées à la chambre puis tirées par contact, sont de format relativement petit et présentent des nuances infinies de gris qui constituent l’une des grandes caractéristiques de son œuvre.

Delpire vient de publier son dernier livre qui rassemble plus d’une centaine de photographies prises depuis une quarantaine d’années en Pologne, son pays d’origine. Ces images des lieux qui font partie de son histoire ou encore de ses proches sont d’une extrême sensibilité …

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Un beau livre accompagné d’un texte de Christian Caujolle. Je vous le recommande !

Rappelons que Bogdan est représenté par la galerie Françoise Paviot, une excellente galerie !

Un conte polonais

Delpire éditeur

20×24,5 cm – 176 pages – Relié

Prix 28€

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Des Rives #02 à Marseille

DES RIVES est une manifestation consacrée à la photographie contemporaine née l’an dernier à Marseille. Portée par Le Percolateur, espace de formation, lieu de diffusion et de résidence né en 2012 à l’initiative de Marco Barbon, elle entend sensibiliser un large public à la création photographique en Europe et en Méditerranée, dans le but de contribuer au dialogue entre les différentes cultures de l’espace euro-méditerranéen.

Cette manifestation ne prend pas la forme d’expositions, comme c’est souvent le cas, mais d’un un programme de conversations publiques avec des photographes de renommée internationale venant d’Europe et des pays du bassin méditerranéen.

La spécificité du cycle DES RIVES réside dans la nature des rencontres avec les auteurs qui se déroulent sous la forme d’un entretien public filmé, monté et mis en ligne sur le site www.desrives.net

DES RIVES propose donc une offre culturelle originale, totalement gratuite, destinée en grande partie à un public non-initié aux pratiques artistiques contemporaines. Un public amateur de la photographie y côtoie un public professionnel (photographes, commissaires d’exposition, éditeurs, galeristes…) déjà familier de ce genre de rencontres.

DES RIVES propose également un programme d’éducation à l’image. Un travail pédagogique mené en collaboration étroite avec les enseignants de plusieurs lycées et écoles de Beaux-Arts permet aux élèves de rencontrer des photographes de renom, de découvrir leurs oeuvres et de réfléchir aux thématiques soulevées par leur travail.

Sous la houlette de Marco Barbon, photographe, mais aussi directeur artistique du Percolateur et de DES RIVES, la seconde édition se tiendra cette année

du 11 septembre au 2 novembre

et les artistes invités sont les suivants :

Luc Delahaye / photographe / France

© Luc Delahaye_Les Pillards_Port-au-Prince, Haiti, 17 janvier 2011

Carlos Spottorno / photographe / Espagne

Stephen Dock / photographe / France

Carmine Grimaldi & Deniz Tortum / réalisateurs / États-Unis

Ziad Antar / photographe / Liban

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Vanessa Winship / photographe / Royaume-Uni

©Vanessa Winship_Agence Vu_série Black Sea, 2006.jpg

Notez d’ores et déjà le premier rendez-vous :

mardi 11 septembre à 18h30

Photographes, quels sont vos droits ?

Table ronde avec Pierre Ciot, photographe et président de la Saif et Michel Vialle, photographe et administrateur de la Saif, Société des Auteurs et des arts visuels de l’Image Fixe.

Le Percolateur, 67 rue Léon Bourgeois, 13001 Marseille

8 autres événements sont au programme, organisés dans différents lieux culturels de Marseille, dont 6 conversations publiques menées par Yann Tostain.

Né en France, il a étudié les Sciences Humaines à Marseille et Paris et a obtenu son Doctorat en 2004. Il entame son travail de photographe en Afrique de l’Ouest en 2007, puis dans les Balkans et l’ancien bloc de l’Est. A partir de 2009, le questionnement sur la fonction et les limites de l’image prend progressivement le pas sur la dimension strictement documentaire dans son travail photographique. Il se consacre parallèlement à des activités d’enseignement et d’organisation d’événements autour de l’image photographique.

Découvrez la totalité du programme en détail sur le site :

www.desrives.net

et surtout venez nombreux et participez !

 

 

 

Portraits et paroles d’exilés autour de l’importance du vêtement dans leur parcours

Un jour, Zaman, un jeune Afghan s’est présenté au centre de la Chapelle, la fameuse « bulle” gérée par l’association Emmaüs Solidarité qui a été dégonflée en avril dernier après avoir accueilli près plus de 25 000 migrants et enregistré 60 000 passages d’exilés en 18 mois d’existence. Ce jeune homme, en bermuda et en tongs après avoir marché seize mois depuis Kaboul, avait besoin de chaussures. Au vestiaire, il a demandé s’il y avait des baskets – des « pas trop moches », genre des « sneakers, comme celle de Jay-Z ».

Cette anecdote a conduit les bénévoles à s’interroger sur la fonction sociale du vêtement pour les réfugiés – et surtout à leur poser, à eux, la question. Dans les caisses remplies de chaussures, de pulls, de manteaux, ils choisissent ce qui est à leur taille mais, aussi, ce qui leur plait. Le vêtement les représente et incarne aussi bien leurs peurs que leurs rêves. C’est de là qu’est né le projet artistique original et engagé baptisé « Des sneakers comme Jay-Z » qui a réuni deux photographes, un vidéaste et quatre bénévoles d’Emmaüs Solidarité. Les photographes Frédéric Delangle et Ambroise Tézenas les ont donc immortalisés avec la veste ou le pantalon de leur choix – à cet instant où ils se sont trouvés beaux. Ils ont réalisé 46 portraits à la chambre, procédé lent et onéreux. Cette approche délicate prouve leur considération pour ces hommes parfois angoissés.

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« J’ai 18 ans et je suis guinéen. Mes autres habits, ce sont mes amis qui me les ont donnés. Je n’ai rien, moi. J’aime le noir. Ce sweat-shirt noir. Dans la rue, on n’est pas bien habillé. Je suis entré vendredi ici, j’étais dans la rue. Je n’ai rien d’autre que ce que j’ai sur moi. »

Ces photographies, projetées en avril dernier au 104 à Paris dans le cadre du festival Circulations sont maintenant exposées aux Rencontres d’Arles, puis seront présentées à la Quinzaine photographique nantaise.  A suivre …

Il s’agit d’un très beau projet humaniste, un magnifique travail photographique, à voir absolument au magasin électrique jusqu’au 23 septembre.

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Ambroise Tézenas à gauche et Frédéric Delangle à droite interviewés dans leur exposition au magasin électrique à Arles © Sabrina Ponti

Un grand bravo et un grand merci aux bénévoles d’Emmaüs solidarité !

 

 

 

Les nuages de Sophie Zénon

L’Atlas des nuages, l’exposition estivale de la Fondation François Schneider (Wattwiller, Alsace) est consacrée aux nuages.

Rappelons que l’Atlas international des nuages, publié en 1896, est le premier ouvrage qui propose une nomenclature des nuages, notamment en latin, permettant aux météorologues européens de travailler tous ensemble. Cumulus, Stratus, Nimbus… deviennent ainsi les différents genres de nuages et témoignent de l’avènement et de la reconnaissance de la météorologie au 19ème siècle. Le thème du nuage est présent dans l’iconographie depuis l’Antiquité et a constitué un motif d’inspiration très important à travers les siècles.

L’exposition de Wattwiller réunit une vingtaine d’artistes internationaux aux approches multiples, géographiques, politiques, sociologiques et philosophiques, présentant photographies, cyanotypes, néons, installations d’ampoules, vidéos, sculptures de tissu, dessins, fresques …

Sophie Zénon en fait partie avec une série de 20 Polaroïds originaux Oracles, et une oeuvre en volume Le ciel de ma mémoire, magnifique Installation lumineuse constituée de 11 photographies tirées sur plexiglas d’opacité et de formats différents.

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Pendant près de quinze ans, de 1996 à 2009, j’ai voyagé en Mongolie, en diverses saisons et régions. Dès le premier voyage, la découverte de ces immensités entre ciel et terre, de l’austérité de ces paysages sans angles ni repères, de la relation de l’homme avec une nature qui vibre, palpite, me marquent profondément. 

En 2005 paraissent mes Haïkus mongols (éditions Bleu de Chine), une série de petits panoramiques noir et blanc mettant en images le monde de la steppe et notamment une famille d’éleveurs nomades de moutons, de yaks et de chevaux, installée dans la vallée de l’Orkhon avec laquelle j’ai partagé le quotidien.

La même année, armée de L’Histoire secrète des Mongols, chronique du XIIIè siècle au souffle épique et poétique, je pars sur les traces de Gengis Khan dans la région du Khentii, région natale du héros légendaire. Mongomorit, Khentii Nuuru, Raashan Khad, Dadal… De villages en cités, la route chaotique et poussiéreuse mène jusqu’au « Lac Bleu des monts Coeur-Noir » où le jeune Temudjin fut élu Gengis Khan  (souverain océanique)  par une assemblée de clans mongols, sous les auspices de Tengri, le Ciel Bleu Eternel vénéré par les Mongols. 20 Polaroïds SX70 Oracles ont été produits chaque jour.

A Arles en 2014, à l’invitation de Line Lavesque, directrice de la galerie Les Comptoirs arlésiens de la jeune photographie, je revisite les Polaroïds et conçois Le ciel de ma mémoire, une œuvre lumineuse et en volume. Jouant sur la transparence, les jeux de lumière et la profondeur, Le ciel de ma mémoire est tout à la fois une évocation de Tengri, divinité des peuples turco-mongols, une invitation au voyage, aux rêves, une calligraphie d’instants rejouant perpétuellement le cycle de la vie.

Sophie Zénon. Juin 2018

Un joli petit livre a été édité à l’occasion de cette exposition. Je vous le recommande !

Oracles / Le ciel de ma mémoire, Arnaud Bizalion éditeur, Marseille, 2018

Prix : 17 €

 

Jusqu’au 30 septembre

Fondation François Schneider

27rue de la Première Armée – 68700 Wattwiller

Du mercredi au dimanche de 10h à 18h

 

 

 

 

Le nouveau Prix des Amis du Musée Albert-Kahn à Vendôme

Les Promenades Photographiques réunissent depuis quelques années à Vendôme dans le Loir-et-Cher des oeuvres photographiques inédites, accessibles et riches de sens en proposant une vingtaine d’expositions réparties dans toute la ville, ouvertes à tous et entièrement gratuites. La directrice artistique de ce festival, Odile Andrieu, réserve chaque année au public son lot de surprises et de découvertes. Pour sa quatorzième édition, 26 expositions sont à découvrir dans 9 lieux différents de la ville.

Je vous recommande particulièrement la visite du Manège Rochambeau où vous pourrez découvrir le travail de Gilles Roudière et Tilby Vattard, photographes que je suis depuis quelques années ainsi que la vidéo d’Alexandre Liebert intitulée Black Bazar.

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Black Bazar © Alexandre Liebert

Pour la première fois cette année sera présenté le travail du lauréat de la nouvelle Bourse des Amis du Musée Albert-Kahn. Pierre Faure est donc le premier à ouvrir la marche, en raison du rapport intègre et authentique qu’il entretient avec la photographie, du caractère universaliste et de la qualité de l’ensemble de son travail, et enfin de son investissement dans les questions sociétales, Il fait partie des photographes qui mettent leur talent au service de la connaissance du monde et de la découverte des territoires et des populations, ce que la bourse des Amis du Musée Albert-Kahn souhaite soutenir financièrement, honorer, encourager et promouvoir. Récompensé par une dotation de 5000 euros, plus 1000 euros d’interventions, conférences ou ateliers, auprès du public du Musée Albert-Kahn, il expose à Vendôme son travail sous le titre : France périphérique, Montée de la pauvreté en France, témoignage photographique.

Depuis 2015 je documente la montée de la pauvreté en France, en privilégiant les zones rurales et péri-urbaines. Ce travail a pour but de rendre visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes. Cette bourse me permettrait d’ouvrir un nouveau chapitre (Hauts de France, Grand Est), d’accélérer et de pérenniser la réalisation de ce projet.

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Les travaux des finalistes sont également présentés sous forme de projections, parmi lesquels figure Cécile Burban que j’avais exposée en 2014 au Salon du Panthéon.

Ciné Manding #5 – Bamako, Mali 2010.

Baba Sangaré, projectionniste du Ciné Manding, fait tourner ses machines régulièrement, même si il n’a pas de film à projeter, afin de les garder en état de fonctionnement… DERNIÈRES SÉANCES est une série de portraits de salles de cinéma africaines abandonnées, de ceux qui gravitent dans et autour de leurs murs, et qui en font l’histoire.

J’ai eu le plaisir de faire partie des experts qui ont reçu les photographes-candidats pendant un week-end pour des lectures de portfolios et du jury qui a sélectionné les 10 finalistes et le lauréat. Merci aux organisateurs.

 

Jusqu’au 2 septembre 2018

De 14h30 à 18h30 sauf le mardi

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Marchand & Meffre à Budapest

Yves Marchand et Romain Meffre sont deux jeunes photographes français réunis depuis 2002 par leur passion commune pour les ruines modernes.

Le duo suit toujours la même méthode de travail: une chambre photographique, un cadre froid et objectif. Ils prouvent à chaque projet leur persévérance et leur talent à explorer des endroits abandonnés, désertés par les populations. Leurs photographies ont pour ambition de rendre compte et de soulever les failles de notre système moderne.
En visitant des ruines, nous avons toujours essayé de nous focaliser sur des édifices remarquables dont l’architecture incarne la psychologie d’une époque, d’un système, et d’en observer les métamorphoses.

Dès 2006, séduite par leur travail, je les ai rencontrés mais nos projets de collaboration n’ont malheureusement pas vu le jour. J’ai toujours plaisir et intérêt à les suivre depuis.

La galerie Polka présente jusqu’au 28 juillet leur nouvelle série intitulée Budapest Courtyards. radicalement différente des précédentes car cette fois-ci elle porte sur des lieux habités : les cours d’immeubles de Budapest.

Entre 2014 et 2016, après de minutieux repérages sur Internet, à partir de cartes satellites, de vues aériennes, de blogs de passionnés d’urbanisme ou même des sites d’annonces immobilières, Yves Marchand & Romain Meffre ont multiplié les allers et retours à Budapest pour tenter de capter les singularités de la capitale hongroise, noyée dans les paradoxes de sa propre architecture, entre influences  viennoises, juives et ottomanes.

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Les cours de Budapest, Marchand et Meffre veulent en dresser une typologie, forts, toujours d’un protocole documentaire précis : une chambre photographique et un cadre froid, propice à la réalisation d’un répertoire objectif tels que pourraient le façonner Bernd et Hilla Becher, les chantres de l’objectivité allemande.

Marchand & Meffre détaillent : Avec leurs murs ocres devenus grisâtres, leur arcades patinées et leur balcons, elles avaient un air de palazzo italien. Mais leur étroitesse et leur multiples coursives renforçaient l’effet de symétrie et leur conféraient aussi un aspect de panoptique carcéral: c’était un ensemble étrange et fascinant (…).

Au départ, conçue comme une série de quelques dizaines d’images, Budapest Courtyards évolue rapidement vers un ensemble de plus grande envergure à mesure que les auteurs multiplient les visites et découvrent de nouvelles cours cachées (400 ont été visitées à ce jour).

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Pour les artistes, ce travail s’apprécie comme un ensemble descriptif de ce type très particulier d’habitat collectif et un témoignage de l’histoire mouvementée de la ville, de ses batailles, des changements de régimes politiques et économiques, de ses divers aménagements et des petites stratégies d’adaptation individuelle qui en résultent.

La série finalisée compile près de 170 images, autour de deux formats inédits — 60x75cm et 120x150cm  — un choix délibéré, éloignant les artistes du très grand format, justifié par le caractère typologique de Budapest Courtyards. L’exposition est également composée de polyptiques édités en pièces uniques réunissant 9 ou 21 images sous forme de mosaïques.  C’est là ma seule réserve : les mosaïques, trop d’images …

Mais travail remarquable à découvrir absolument à la galerie Polka !

Jusq’au 28 juillet 2018

Cour de Venise

12, rue Saint-Gilles – 75003 Paris, France
Du mardi au samedi de 11h à 19h00  

Entrée libre

 

La poésie d’une région écorchée, les Marches vues par Emanuele Scorcelletti.

 

D’origine italienne, français d’adoption, Emanuele Scorcelletti a grandi au Luxembourg. En 2002, il a décroché le prix World Press Photo, dans la catégorie Arts et Culture, pour sa photo en noir et blanc de l’actrice Sharon Stone au Festival de Cannes. Nous étions ensemble à l’agence Gamma à cette époque. Il travaille régulièrement avec les grandes marques de haute couture telles que Dior, Chanel ou Fendi, et voit ses photos publiées dans de prestigieux magazines de luxe.

Au fil des années, il a ressenti le besoin d’un travail plus intime, lié à ses origines. C’est le décès de son père qui l’a poussé à partir, comme en pèlerinage, à la redécouverte de la région des Marches, là où, enfant, il passait ses vacances. Avec un Leica, en argentique, Emanuele Scorcelletti a sillonné les Marches, région natale de son père : « Là-bas, le temps s’arrête. Je redeviens un enfant, tout m’émerveille. »

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Dans ses images intemporelles et pleines de nostalgie, on retrouve l’expressivité et la mélancolie des grands photographes italiens comme Giacomelli, mais aussi l’art de « l’instant décisif » incarné par Cartier-Bresson.

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Après la série de séismes qui a dévasté la région entre 2016 et 2017, les Marches sont à genoux et ses habitants apprennent à cohabiter avec la peur et l’incertitude face au futur. Emanuele est donc retourné sur cette terre pour soutenir, partager, ressentir et témoigner. Ses photos sont une invitation à la réflexion sur la fugacité de la beauté, la puissance de la nature et la détermination des hommes.

Regarder, ne pas réfléchir, laisser la vie poursuivre son chemin et notre cœur nous diriger, telle est sa devise.

Près de 80 photographies délicatement sensibles à découvrir, de véritables instants de contemplation. Sans compter que c’est toujours un bonheur de se rendre à l’Institut Culturel Italien tans les lieux sont magnifiques !

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Jusqu’au 30 août

Institut Culturel Italien

50, rue de Varenne – 75007 Paris

Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 15h à 18h

Entrée libre