Claudine Doury à Angers

En partenariat avec l’Agence Vu’ et l’association Gens d’Images, la galerie Dityvon de l’Université d’Angers présente Claudine Doury, lauréate du Prix Niépce en 2004, à travers son travail le plus récent, « Sasha » (2007-2010).

Travaillant sur le temps et ses métamorphoses, la photographe capture avec cette série le glissement de l’enfance à l’âge adulte d’une jeune fille, questionnant la construction de la personnalité à travers les jeux secrets, les rites intimes, les peurs et les rêves de l’adolescence.

Vernissage jeudi 24 avril à 18h30

Une conférence précédera le vernissage à 17h

« Le Prix Niépce des Gens d’images »

par Nathalie Bocher-Lenoir,

déléguée générale du Prix Niépce

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« Longtemps je me suis intéressée aux rites de passage, à l’adolescence chez les jeunes filles, sacralisées le temps d’une fête : Sweet sixteen aux Etats Unis, Quinceanera à Cuba nouvelles ” proms ” en Russie…

Pendant ce temps ma fille quittait doucement l’enfance. L’évidence m’est alors apparue de photographier non plus les rites de passage socialement orchestrés, mais plutôt la face cachée de cet état de transition, ses jeux secrets, son intériorité et ses silences.
S’est alors révélé un conte photographique, la fin de l’enfance de ma fille Sasha, dans lequel se devine la mienne en filigrane. Dans ce conte se jouent et se rejouent ennui, terreurs et enchantements.
“L’adolescence est un royaume d’anges déchus ou sur le point de l’être, mais c’est pourtant un royaume…” a dit James Agee.
Sasha est ma vision depuis le seuil de ce royaume. »

Claudine Doury

Exposition du 24 avril au 6 juillet 2014

Bibliothèque universitaire Saint-Serge

57 quai Félix Faure – 49000 Angers – 02 44 68 80 02

Du lundi au samedi de 8h30 à 22h30

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Milomir Kovacevic expose Tambour, chien du comptoir

Il faut aller à l’Hôtel de Sauroy découvrir Tambour, un pilier de bar pas comme les autres, grâce aux photographies de Milomir Kovacevic,

Vernissage mardi 22 avril de 19h à 21h

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Mon histoire

Mon père s’appelait Merlin, il a enchanté Octo, ma mère.

C’était l’année des T, comme Tony ; je suis né le jour de la

fête de la Musique, alors c’était Tambour ou Trompette.

Vu mon zizi, c’était sans équivoque ; ce fut Tambour.

A l’origine, je devais vivre à la campagne, mais ma maîtresse

Annie est décédée une semaine après. Tony, son frère m’a

adopté à Paris, au dessus d’un bistrot, « La Pointe

Sainte-Eustache », au 1, rue Montorgueil. « Car on a son

orgueil dans la rue Montorgueil », écrit Queneau.

Pour moi, mon avenir a été tout tracé et c’est comme ça que

j’ai consommé sans modération la Vie Parisienne.

Douze ans déjà ! Je vais bientôt être plus vieux que mon

maître. C’est lui qui devra me ramener à la maison ;

cela le rend vert de rage de devoir me respecter.

Je vieillis avec la philosophie, mais non pas sans « de

Boire » : j’ai eu mon premier accident de bar ; récemment

je suis tombé d’un tabouret et je me suis cassé une canine.

Comme quoi l’abus de bistrot peut nuire à la santé !

Tambour

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Milomir Kovacevic a commencé son travail de photographe à 17 ans au Club

universitaire de photographie de Sarajevo. Depuis le début de sa carrière, il se consacre principalement à saisir des images de la vie dans la rue à Sarajevo.

Au début des années 1990, il témoigne des profondes transformations en cours dans la société yougoslave et à partir de 1992, Milomir suit de près les événements qui vont rendre la ville de Sarajevo tristement célèbre à travers le monde. Jour après jour il témoigne de ce qui se passe à l’intérieur de la ville assiégée. Par ses photographies il essaie de résister à la destruction totale de la ville. Il vit à Paris depuis 1995.

Milomir Kovacevic est un photographe des contradictions : de la mort et de la vie, du

passé et du présent, de l’éternel et du passager. Ses images sont à la fois violentes et d’une extraordinaire sérénité. Leur qualité réside avant tout dans leur force picturale, pourtant exempte de toute stylisation, grâce à laquelle il nous fait partager son histoire personnelle, qui est souvent aussi la nôtre.

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Milomir est aussi un admirable tireur traditionnel de photographies argentiques.

Il est donc l’auteur de la centaine de tirages exposés à l’Hôtel de Sauroy.

Une exposition à ne manquer sous aucun prétexte. !

Du 22 avril au 1er mai 2014

Espace photographique de l’Hôtel de Sauroy

58, rue Charlot – 75003 Paris

Du mardi au dimanche de 15h à 19h30

Entrée libre

 

Une photo de Cécile Burban à l’affiche de la Quinzaine des réalisateurs

La Quinzaine des réalisateurs, appelée communément la Quinzaine, est une section parallèle à la sélection officielle du festival de Cannes créée après mai 68 et organisée par la Société des réalisateurs de films. Ce festival, totalement indépendant du festival de Cannes, a été créé pour le concurrencer et montrer aux spectateurs des films de tous horizons, réalisés par des cinéastes inconnus. Il permet de découvrir de nouveaux talents et a notamment révélé Ken Loach, les frères Dardenne ou encore Michael Haneke.

Photographe autodidacte et indépendante, Cécile Burban, dont j’ai déjà parlé ici même à l’occasion de son exposition « Dernières séances » au Salon du Panthéon à Paris, a réalisé la photographie retenue cette année pour l’affiche.

Affiche QZ-BD

Il y a deux manières extrêmement opposées de voir cette affiche.
Soit nous voyons un spectateur qui s’échappe, prend la tangente en pénétrant dans l’écran … L’échappée belle.
Soit cet homme se faufile dans le monde sombre tel qu’il est représenté dans un certain cinéma de l’année 2014, un cinéma qui pourrait en effet être estampillé série noire… si le mot n’était pas déjà breveté.
Il y aura cette année des films des deux types et vous déciderez ceux que vous préférez. En tout cas, comme vous le suggère cette affiche, les films que nous vous présenterons vous feront entrer dans la dimension du cinéma qui continue d’être du moins nous l’espérons, plus grand que la vie…
Edouard Waintrop, délégué général de la Quinzaine

Télérama en parle :

http://www.telerama.fr/cinema/quel-est-le-sens-de-l-affiche-de-la-quinzaine-des-realisateurs-2014,110717.php

 

Exposition “Dernières séances” jusqu’au 27 juin

Salon du Panthéon

13 rue Victor Cousin – 75006 Paris

Du lundi au vendredi de 12h à 19h

Signature de Marco Barbon au BAL

Le BAL BOOKS accompagne le lancement du dernier livre

Les pas perdus de Marco Barbon

aux éditions Poursuite

et vous invite à une signature en présence de l’artiste et des éditeurs

Le jeudi 17 avril à 19h

couverture

Cela se passe de l’autre côté de la Mer Méditerranée, mais cela pourrait se passer

également ici. Nous sommes à Tanger, lieu de tous les départs, ville frontière entre

le Sud et le Nord du monde. Frontière par la quelle transitent aussi bien ceux qui

veulent passer de l’autre côté du détroit pour gagner l’Europe que ceux qui reviennent

au pays, pour retrouver leurs proches. Les uns comme les autres ne se sentent

plus chez eux, ni ici dans leur pays d’origine ni dans les villes ou les banlieues qui les

ont recueillis de l’autre côté de la mer. Ici comme là-bas la même sensation d’aliénation, une blessure profonde et inextinguible : la perte d’un pays.

L’oeil photographique prend la mesure de ce vagabondage, de cette solitude, de

cette lumière éblouissante…

« …tes pas ne sont pas de ces pas qui laissent des traces sur le sable… »

Dans le champ de l’appareil photo, transformé en caméra de surveillance, les humains

finissent par perdre leur identité pour devenir des pions sur le vaste échiquier

du monde, des présences sans histoire destinées à l’oubli

… tu passes sans passer »

C’est le destin des exilés. Le chemin du retour est sans fin.

 Les pas perdus #05

 

Marco Barbon, né à Rome en 1972, vit et travaille à Paris et à Marseille. Après une maîtrise de Philosophie à l’Université de Rome La Sapienza et un Doctorat en Esthétique de la photographie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, il a travaillé pendant quatre ans à l’agence Magnum. Ses images sont le fruit d’une rencontre avec l’instant.

Il est également auteur de Asmara Dream (Filigranes / Postcart, 2009), Cronotopie  (Postcart / Trans Photographic Press, 2010) et Casablanca (Filigranes / Postcart, 2011).

Ses photographies ont étés publiées dans plusieurs revues internationales et sont régulièrement exposées en France et à l’étranger.

 

Les Pas Perdus – Marco Barbon

64 pages, 29 images couleur, 16,5 cm x 22 cm, couverture rigide

Poursuite Editions 22 €

LE BAL

6 impasse de la Défense – 75018 Paris

01 44 70 75 50